jeudi 1 août 2013

On the train

10 février

* rouler en train vers Ayutthaya, et par la fenêtre ouverte, regarder les scooters me doubler.
* se dire qu'il n'y avait pas d'urgence à acheter des trucs pour manger en route car il se vend à peu près tout dans le train et à l'extérieur (de la brioche fourrée à la glace par la fenêtre au sac de beignets à la crevette).
* papoter (à base de 3 mots, 10 doigts et un visage aussi expressif qu'une série de smileys) avec la petite dame en face.
* regarder avec un sourire indulgent la petite dame en face qui s'endort, bercée par le roulis du train.
* tapoter les joues de la dame en face, qui en réalité fait un malaise. 
* Constater son incompétence et laisser d'autres personnes s'activer à grands coups de sels et d'huiles essentielles.
* commencer à se sentir pas trop bien à cause du mélange ambiant sels/ huiles essentielles/ beignets à la crevette.
* être hyper fière de trouver la pension convoitée du premier coup. Même si elle est complète.
* être un peu moins fière une bonne heure de marché sac à dos/ soleil plus tard en trouvant la deuxième auberge (à trois pas de là où on était il y a une heure). Complète aussi.
* en chemin vers la troisième, avoir l'oeil attiré par un néon d'auberge non mentionnée dans le guide. 
*Réaliser qu'il y a une vie en dehors des guides et qu'une pension non mentionnée n'est pas nécessairement un repère de proxénètes-vendeurs de cocaïne.
* Se la jouer détachée quand la dame montre trois mignonnes chambres au choix, alors qu'on serait prêt à accepter environ n'importe quoi.
* s'affaler sur le rotin de la terrasse en ignorant les moustiques crépusculaires (ignorance de toute évidence non réciproque: déjà trois piqûres au compteur).

Enfin bref, un chouette dimanche.



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